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Boris Diaw - «J’ai besoin de découvrir des choses que je ne connais pas» - BASKET LE MAG

La vie de Boris Diaw ne se limite pas aux parquets, au contraire. Dans ces colonnes, il évoque longuement sa soif d’aventures, de voyages. À l’inverse, dès que son départ des Spurs est évoqué, il se referme et ses réponses courtes traduisent sa tristesse. Et quand il s’agit des Bleus, alors que d’autres internationaux se sont répandus dans la presse, lui maintient le cap, en bon capitaine. Cet entretien lui ressemble. Bienvenue dans le monde de Boris, le basketteur, l’aventurier.

 

Propos recueillis par Yann CASSEVILLE

 

Boris Diaw a fait de l’altruisme un art. Son sens très poussé du collectif et son indolence apparante ont souvent décontenancé, parfois découragé, ses entraîneurs. À Mike Woodson, qui lui disait d’adopter une mentalité de scoreur, il répondit : «Je ne peux pas jouer pour toi.» À Paul Silas, qui lui demandait s’il souhaitait devenir All-Star, il lâcha : «Pas vraiment». Quand Gregg Popovich déclara que les Spurs pariaient durant l’été du nombre de kilos superflus que prendrait le Français, celui-ci répliqua par une photo de lui, tenant un verre de rouge, ainsi légendée : «Pas d’inquiétude coach, un verre de vin et des exercices quotidiens.» Insaisissable Boris Diaw. Sa carrière est jalonnée de telles anecdotes. Plus généralement, sa vie est remplie d’expériences, de voyages, de découvertes… Puisque raconter des histoires et accorder de l’importance à l’humain est la ligne éditoriale de ce magazine, il paraissait évident de consacrer le premier grand entretien et la couverture à «Babac», le touche-à-tout, en témoignent ses multiples casquettes. C’est notamment pour se dévoiler sur ses nombreuses passions qu’il s’est plié rapidement au jeu de l’interview. Parole à celui qui rêve d’aller dans l’espace, celui que Sports Illustrated qualifia un jour «d’homme le plus intéressant de NBA».

Cet été, au sortir des JO, vous avez pris la route pour un voyage aux États-Unis. Besoin de vous vider la tête ?

C’était un voyage sans être un voyage, c’était… mon déménagement ! (Il rit) San Antonio-Utah en voiture. Juste après les Jeux, je suis rentré deux jours en France, je suis allé à Hawaï pour le film que je présentais au festival de court-métrages, je me suis arrêté voir l’équipe d’Utah à Santa Barbara, où se faisaient des tests physiques. Puis, j’ai pris l’avion pour San Antonio, j’ai récupéré ma voiture, quelques affaires que je préférais avoir en voiture et pas dans le camion de déménagement, et j’ai pris la route en direction d’Utah, m’arrêtant dans les parcs nationaux ou coins sympas sur la route.

Au fil des années, on vous a vu dans des safaris en Afrique, goûter du café en Colombie. Combien de voyages avez-vous effectué ?

Aucune idée ! Je ne suis pas allé dans tous les continents. Je ne suis jamais allé en Océanie. Je n’ai été en Asie que pour le basket, avec le championnat du monde 2006 au Japon. J’adore les voyages, mais j’ai ma saison en NBA puis l’équipe de France l’été. Mais c’est sûr que c’est quelque chose que je souhaite faire plus tard, le plus possible.

Quels pays vous font particulièrement rêver ?

Ce qui m’intéresse le plus, c’est surtout tout ce qui est sauvage. ça peut être différents paysages qui ont un aspect sauvage. Dans les lieux où je n’ai pas encore été, il y a l’Australie, qui a beaucoup de panoramas vraiment sympas. Et pas loin d’Utah, il y a quelques parcs nationaux, le Zion National Park, Yellowstone, où je n’ai pas eu le temps d’aller cet été. Il y a tellement d’endroits qui me font envie ! Après, j’aime aussi tout ce qui est autour de l’eau : la voile, naviguer…

À parler de voyages, des souvenirs vous reviennent ?

Oui, beaucoup d’images. Les voyages que j’ai préférés, ce sont les safaris. Faire un safari en Afrique, c’est magique. Quand je pars une semaine pour ça, j’ai l’impression de couper pendant un mois. Tu te retrouves vraiment au milieu de nulle part ! (Il rit) En dehors de la civilisation, aucune habitation, aucune route, aucune voiture et donc aucun bruit.

Ce besoin de retourner à la nature, est-ce dû au fait qu’un joueur NBA passe sa saison dans l’agitation médiatique ?

Je pense que ça correspond surtout à ma personnalité. Après, oui, peut-être que par rapport à ma carrière… c’est aussi le raisonnement que je me fais inconsciemment. Cela dit, il y a d’autres basketteurs à qui ça ne plairait pas ! Pour certains, ce retour à la nature n’est pas conseillé. Certains s’embêtent s’il n’y a pas une grande ville ou au moins un grand centre-ville. Personnellement, j’ai besoin de ça une fois par an, de me couper de toute cette civilisation et tous ses à-côtés.

Vous êtes un passionné de photos. Que préférez-vous photographier : les paysages, les animaux, les gens… ?

La nature, en règle générale. C’est tellement beau… Tout ce qui est coucher-lever de soleil, les étoiles… ça m’arrive aussi de faire des photos de mode. J’ai fait des photos de Tony (Parker) pour la sortie de sa marque Wap Two. On avait réalisé un photo-shoot avec lui dans le paysage du Texas, c’était super intéressant parce que j’avais pu combiner les deux : mode et nature. J’ai aussi fait des photos en studio pour Nike. Donc, il y a plusieurs aspects que j’aime bien. Un peu comme dans le basket, je suis touche-à-tout. J’ai publié un livre aux États-Unis qui raconte mes anecdotes de safaris, illustré avec mes photos. J’aimerais aussi publier mes photos parues dans L’Équipe Mag (une comparaison entre les Bleus et les animaux, ndlr), par exemple sous forme d’un livret à signer pour des autographes. Ce mois-ci (l’entretien a été réalisé en septembre, ndlr), il y a le marché Malik qui s’ouvre aux Puces de Saint-Ouen. C’est à l’initiative de Jo-Wilfried Tsonga. Tout est basé autour du sport et de l’art. Certains photographes de sport vont exposer leurs clichés, il y aura aussi des peintres, des sculpteurs, et des sportifs qui font de l’art : Luc Abalo va mettre ses peintures, moi mes photos.

À vous voir traverser le monde, on a l’impression que votre vie rêvée, ce n’est pas basketteur mais aventurier ?

Je prends énormément de plaisir à jouer au basket, ça reste ma passion première. Après, j’ai d’autres passions, il y a d’autres domaines qui me plaisent et que j’aime explorer. C’est clair que je me sens aussi l’âme d’un explorateur, j’aime bien aller voir des choses que je ne connais pas.

Pendant la saison NBA, et son triptyque parquet-avion-hôtel, comment faites-vous pour prendre l’air ?

Parfois, c’est un peu compliqué… Cela dit, on a pas mal de temps pour nous. Tout dépend de ce que tu veux faire de ton temps libre, si tu veux rester chez toi, jouer à la console et regarder la télé, ou si tu veux faire et t’intéresser à d’autres choses. Souvent, je profite des voyages en avion pour retoucher les clichés que j’ai pris pendant l’été, ou faire des vidéos. ça me permet aussi de continuer  l’été, ça me remémore les souvenirs. Dans le quotidien, c’est pareil, on peut choisir de rester tranquille, de faire du room service tous les jours, de ne voir personne et de sortir seulement pour les entraînements et les matches, de côtoyer les autres seulement dans les bus et les avions. Mais on peut aussi se trouver un groupe de joueurs, avec qui on va bouffer, explorer, chercher des restaurants. Cela a été le cas, beaucoup, à San Antonio. On allait tester les restaus à chaque fois qu’on arrivait dans une ville. Avec Patty Mills, on allait tester les cafés, quand on avait l’après-midi off par exemple. (Il se marre) Tiens, quel est le meilleur café de la ville ? On faisait nos recherches Internet et si ce n’était pas trop loin, on marchait dix-quinze minutes pour trouver le petit café du centre-ville que personne ne connaît.

Aux Spurs, vous sortiez souvent avec Manu Ginóbili, Patty Mills et Tiago Splitter. Peut-on parler d’un véritable quatuor d’amis ?

Oui. On appelait ça les Nations Unies ! (Il rit) C’était quatre mecs de quatre pays différents. À chaque fois qu’on prenait un taxi, qu’on arrivait dans un restau, on nous demandait : vous êtes d’où ? Comment dire… d’un peu partout ! C’était le quatuor qui passait ensemble tous les déjeuners, tous les dîners. D’autres coéquipiers venaient parfois nous rejoindre. Tony est venu quelque fois, Tim Duncan est venu de temps en temps. Le nombre de joueurs dépendait, mais nous, les quatre, à chaque fois qu’on arrivait dans un hôtel, c’était : on se retrouve en bas dans cinq minutes et on va bouffer quelque part.

Les repas pouvaient s’éterniser, être pris la nuit après les matches ?

Non, après les matches, on ne peut pas, on prend l’avion. C’était plutôt les veilles de match. On arrivait dans la ville à 17h, souvent c’était Manu qui cherchait les restaus, et on partait à droite, à gauche. Le jour du match, c’était le déjeuner ensemble. Pour ce qui est de s’éterniser, ça dépendait. Moi, en tant que Français, oui ! Eux, une ou deux fois, je les ai emmenés dans un restau français, et ils ont trouvé que le service était trop long. Je leur disais : c’est normal, c’est la vie, nous on prend le temps !

Cette camaraderie était exceptionnelle ou vous l’avez vécue dans vos précédentes franchises ?

Ce n’est pas partout pareil, c’est sûr. À Phoenix, on avait aussi un groupe de joueurs qui allait manger un peu partout, une camaraderie du même type. Par contre, ce n’était pas forcément le cas à Charlotte, à Atlanta. Encore qu’à Charlotte, un peu quand même, mais on était moins de joueurs. J’étais souvent avec Eduardo Najera ou Vladimir Radmanović. Ce sont souvent les joueurs étrangers !

Pourquoi ?

Je ne sais pas si on peut l’expliquer. Disons qu’il y a beaucoup de joueurs qui ne veulent pas forcément prendre le temps, de s’asseoir, de dîner tranquillement, de discuter, et préfèrent aller vite. En Europe, on a un peu plus l’habitude de prendre le temps, de faire des longs repas.

Aux Spurs, outre cette ambiance, vous avez gagné un titre et avez fait partie d’un jeu fabuleux. Comment vous êtes-vous senti cet été en abandonnant tout cela ?

(Du tac au tac) Je n’ai rien abandonné moi !

C’est-à-dire ?

Ce n’ai pas moi qui ai abandonné l’équipe, j’ai été échangé.

Comment l’avez-vous appris ?

Je l’ai appris normalement. En fait, c’était dans les tuyaux depuis un moment, parce qu’ils étaient en train de signer (Pau) Gasol, donc il fallait faire de la place pour lui donner du temps de jeu.

Vous étiez-vous préparé mentalement à un départ ?

Oui. Je m’étais fait à l’idée, je savais que c’était une possibilité depuis la fin de la saison de se faire échanger. Il n’y avait pas de grande surprise.

Parlons d’un autre sujet : les Bleus. Quel bilan tirez-vous des JO ?

C’est toujours la même déception. On était content d’être allé chercher la qualification à Manille, parce que ce n’était pas acquis d’avance. Mais après, si on a fait tout ça, tout cet été, toute cette préparation, cette qualif, puis ensuite la prépa des JO, c’était pour aller chercher une médaille. Quand tu passes tout un été pour ça et qu’au bout, tu ne ramènes rien, c’est la déception qui reste. Toujours.

À la mi-temps contre l’Espagne, Vincent Collet a reparlé de la fameuse mi-temps face à cette même Roja en demi-finale de l’Euro 2013. Refaire le coup était possible ?

Ce n’est jamais le même contexte, mais c’était vraiment l’état d’esprit : se dire qu’on pouvait revenir dans le match, qu’ils pouvaient mettre quelques paniers d’affilée mais que ça pouvait nous arriver aussi. On y croyait.

L’Espagne était simplement plus forte que la France ?

C’est un mélange de plusieurs choses. Je ne pense pas que l’on ait joué à notre meilleur niveau, que ce soit sur ce match ou sur les précédents, pendant tous les JO. Et puis eux, d’un autre côté, ont très bien joué, notamment ce match. Eux justement, n’ont pas très bien commencé leur compétition mais ont su revenir en force.

Cette élimination a marqué la fin d’une génération. Ce fut brutal ?

Oui. Mais après, ça a été très rapide, on n’a pas forcément eu le temps de cogiter. Mais il y avait de tout, de la déception, et la nostalgie, aussi, de ce groupe, ensemble.

Des joueurs ont depuis commenté dans L’Équipe leur utilisation ou non-sélection, Vincent Collet a été critiqué avant d’être prolongé. Il a dit que dans ce processus de reconstruction, votre rôle serait encore plus capital pour encadrer les jeunes. Comment voyez-vous l’avenir ?

Je ne sais pas. Franchement, je n’ai pas encore rebasculé dans l’été prochain. Dans le fonctionnement, il y avait des valeurs dans le groupe France, qui ont perduré, on a toujours essayé de les garder en place. Après, moi, je suis là pour jouer et faire ce qu’on me dit. Vincent a prouvé pendant des années ce qu’il pouvait réussir. Les résultats sont les meilleurs de l’équipe de France depuis toujours. Donc la fédération a décidé de lui faire confiance comme elle l’avait fait auparavant. Depuis 2009, il a grandi avec l’équipe, il a pris de l’expérience.

Et vous, vous aimeriez vivre des troisièmes JO, en 2020 à Tokyo ?

Avant ça il y a un championnat d’Europe ! L’objectif, c’est d’aller à cet Euro pour essayer de gagner un nouveau titre. Je ne me suis pas fixé un nombre de sélections à atteindre.

On ne peut pas terminer cet entretien sans une question ultime. Vous, le Bordelais, vous qui avez installé une machine à expresso dans votre vestiaire, alors vin ou café ?

ça dépend des moments. Café le matin et après les repas, et vin pendant le repas… J’adore les deux !

Boris, le frère

Par Martin Diaw

Martin est le frère aîné de Boris. Ancien basketteur pro, il joue aujourd’hui (1,98 m – 37 ans) en amateur, à Castelnau-Médoc.

«Gamins, on faisait tout ensemble. On jouait à la maison, dans la forêt, tout le temps entre copains. Le basket n’était même pas sa première passion. Il a un peu essayé tous les sports : foot, rugby, judo… Ma mère (Elizabeth Riffiod, ex-internationale, ndlr) ne voulait pas le forcer à  jouer au basket. Et puis en 1992, avec la Dream Team, on s’est mis au basket tous les deux.

Petits, on n’avait pas forcément l’occasion de beaucoup voyager, même si on est allé au Sénégal par exemple. Mais Boris a toujours été très curieux, très ouvert sur le monde, toujours à vouloir découvrir de nouvelles choses. Il a découvert déjà pas mal de pays avec les équipes de France de jeunes, et c’est là que lui est venu le goût du voyage. Durant la saison NBA, c’est un peu la routine, mais il a quand même son petit break au moment du All-Star Game, il trouve toujours un petit voyage à faire. Et pendant l’année, il y a du monde qui vient le voir. Et lui, essaie d’organiser de petites sorties, même s’il ne peut pas aller loin et qu’il y a plein d’activités qui lui sont interdites.

La photographie, on a rapidement vu qu’il allait s’y mettre à fond… comme dans tout ce qu’il fait. Il prenait tout le temps des photos, demandait des conseils aux photographes qu’il croisait. Partout où il va, il prend des photos. Et pendant la saison NBA, il passe son temps à les retoucher. Il parle un peu de l’après-carrière, mais pas trop. Il ne sait pas encore combien de temps il va jouer. Mais on sait que partir faire le tour du monde, se balader en bateau, ça lui trotte dans la tête depuis longtemps.»

 

Boris, le photographe

Par Kitson Jazynka

Diaw a publié pour National Geographic Kids un livre : «Hoops to hippos». En français : des anneaux aux hippopotames. Co-écrit avec une auteur américaine, Kitson Jazynka, il raconte ses aventures en safari.

«Mon éditrice connaissait Boris et nous avions un intérêt commun pour les aventures de safaris. Elle m’a demandé de travailler avec lui. Nous avons bossé ensemble pendant six à huit mois. Boris avait pris beaucoup de photos et écrit la plupart de ses histoires favorites vécues en safaris. Nous avons passé du temps au téléphone, une quinzaine d’heures. Je lui posais des questions sur sa vie, ses aventures, ses photos et bien sûr le basket. Il était soit à San Antonio, soit en France, et parfois sur la route. Une fois, il m’a appelé depuis une boîte de nuit à Paris. C’était une vraie collaboration. J’ai adoré nos longues discussions. Nous avons beaucoup ri. Il est tout le contraire d’ennuyant ! Il profite de chaque occasion pour partir à l’aventure.

Il adore réellement les animaux qu’il prend en photo, et s’intéresse aux efforts pour la conservation des espèces en voie de disparition. Il retrouve beaucoup de lui-même dans les animaux sauvages, et apprend d’eux. Par exemple, les bébés guépards qu’il a rencontrés, qui faisaient enrager leur mère, lui ont rappelé quand son frère et lui jouaient à rendre folle leur mère. Il a pris une leçon de patience dans une voiture de safari quand le véhicule était dangereusement coincé près d’un léopard suspendu au-dessus, dans un arbre. Il s’est senti humilié lors d’une rencontre avec un hippopotame qui lui a appris que parfois, vous êtes très petit même si vous mesurez 2,03 m ! L’une des plus incroyables histoires du livre est sa longue attente, sur plusieurs safaris, pour voir des chiens sauvages africains. Après une très longue distance parcourue, il en a vu un, au loin, puis plusieurs, et il a même pu assister à leur chasse. J’adore aussi quand il avait quasiment abandonné son effort de voir un tigre sauvage en Inde, et qu’il a vécu une rencontre mémorable avec une tigresse et ses petits.»

 

Boris, l’entrepreneur

Par Nicolas Raimbault

Diaw s’est investi dans de nombreux projets professionnels : restaurants à Phoenix et Charlotte, co-production de films, présidence des JSA Bordeaux…  Par deux fois, il s’est associé à Nicolas Raimbault, aujourd’hui membre du directoire d’Orléans Loiret Basket.

«J’ai connu Boris au début de sa campagne en équipe de France junior, où j’étais entraîneur adjoint. On a gardé le lien. Quand j’ai eu la volonté de créer une chaîne de restaurants sur la thématique du sport, Arrêts de jeu, je l’ai appelé. Il était en avion et m’a répondu : je rentre à Paris ce soir, je suis à 22h au restaurant au-dessus de Beaubourg, tu pourras m’expliquer tout ça. Et lui et Ronny Turiaf ont décidé d’investir dans le capital.

L’aventure a pris fin après moins de deux ans. Le choix d’implantation était une erreur de notre part, et pas de Boris. Quand on a été dans des moments difficiles, certains associés m’ont dit : il faut que tes copains millionnaires de NBA recrachent au bassinet. Même certains conseils de Boris m’ont dit qu’il ne pouvait pas être associé à un échec, qu’il devait réinvestir. J’ai répondu qu’il en était hors de question, que dans un an on serait dans la même situation. Et l’aventure s’est arrêtée là. Ensuite, avec Boris, on a essayé de recréer une nouvelle marque, mais on n’a pas trouvé l’implantation souhaitée. J’ai la co-responsabilité de lui avoir fait perdre de l’argent. Mais lorsqu’avec d’autres associés, on a recréé un projet, qui existe actuellement, Proxiforme (chaîne de salles de fitness), j’ai refait appel à Boris : cette fois, je ne veux pas ton argent, mais que tu puisses être notre égérie. Il a joué le jeu immédiatement.

Je ne me permettrais pas de dire : Bobo, c’est un gars sympa qui dépense un peu d’argent pour faire plaisir. Non ! C’est quelqu’un de bienveillant, qui essaie de faire, avec son cœur et avec passion,  des projets qui lui parlent. Simplement dans le lot, certains échouent, comme pour tout entrepreneur, et certains réussissent. Il a des restaurants aux États-Unis qui fonctionnent très bien. Sur ses projets business, il est conseillé par Didier Domat, également le représentant de Tony Parker. C’est une personne chargée de faire le tri, qui a les pieds sur terre, comme Boris.»

 

Extrait du numéro 2 de Basket Le Mag (Novembre 2016)