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Reportage : Au cœur de l’ASVEL - BASKET LE MAG

C’est le plus ambitieux projet du basket français. L’ASVEL, invitée en Euroleague pour les deux prochaines saisons, entend devenir membre permanent de la compétition, notamment grâce à sa future salle. Nous sommes allés prendre la température sur place, jusqu’à visiter le chantier en cours de l’académie. Les résultats sportifs, la pépite Théo Maledon, le défi des ambitions européennes, le club féminin : reportage au cœur de l’immense projet Parker.

 

Par Yann Casseville, à Lyon et Villeurbanne

 

Même en costume-cravate, Tony Parker joue meneur. Le plan pour faire de l’ASVEL un grand d’Europe comporte bien des incertitudes (arena, compétitivité économique…) et le basket français a vu passer une farandole de projets qui présentaient aussi bien qu’ils furent mort-nés. Mais pour les acteurs rhodaniens, une notion fait croire plus fort en celui-là : l’influence globale de Parker. «Quand il investit dans un club, ce n’est pas pour jouer les dernières places. Donc il y a une motivation générale, parce que c’est une vraie locomotive. Avec son image, ce qu’il représente, il arrive à attirer du monde derrière lui : les investisseurs, les hommes politiques…», commente Yann Cucherat. L’adjoint au maire de Lyon, chargé des sports, possède dans son bureau un maillot encadré du meneur, avec autographe. «Et c’est le vrai maillot», précise-t-il. TP, deux initiales suffisant à donner plus de poids à ce projet qu’aux précédents. «C’est incontestable», répète Jean-Paul Bret, le maire de Villeurbanne. «Il a crédibilisé les choses, amené au conseil d’administration des gens dont certains sont contents parce que Parker est à côté d’eux. Et c’est un businessman de talent.»

Une French Team pour l’Euroleague

Parker est entré au capital de l’ASVEL en 2009, avant d’en devenir son propriétaire et président en 2014. En cinq ans, le club a gagné un titre de champion en 2016, signé en 2018 un partenariat de naming avec LDLC pour dix ans (et 10 M€), et ouvrira son académie à l’été 2019 et intègrera l’Euroleague à l’automne. Une formidable nouvelle pour la crédibilité du basket français, absent de l’élite continentale depuis 2015-16. Invité pour deux ans dans la compétition, l’ASVEL entend devenir ensuite un membre permanent. «Pour ça, il faut trois choses», avance Gaëtan Müller, président-délégué. «Un, les infrastructures, une salle de 10 000 places. Deux, être une force économique, or la région lyonnaise est la deuxième puissance en France. Trois, être performant sur le terrain.» Dans un championnat à 18, avec 34 matches de saison régulière, ce sont 68 rencontres d’Euroleague au minimum en deux ans. «Si on en gagne trois, on sera peu légitime pour expliquer qu’on veut être permanent en Euroleague», glisse Müller.

«L’Euroleague est une excellente nouvelle pour le club. Mais c’est aussi un énorme challenge», prévient Mantas Kalnietis. Le meneur de l’ASVEL sait de quoi il parle : parmi les joueurs de Jeep Élite, nul n’a disputé plus de matches d’Euroleague que lui (174). «On ne peut même pas comparer avec l’Eurocup. Regardez Darüşşafaka : ils ont gagné l’Eurocup et sont derniers en Euroleague», enchaîne le coach Zvezdan Mitrović. «L’Euroleague, c’est la NBA en Europe. On est allé à Madrid cet été en match amical, ils ont deux docteurs, quatre physios, etc., voyagent en vol privé. Nous, on revient du Portel, on a fait deux heures de train puis trois heures de bus. Et l’Euroleague use beaucoup d’énergie. Dans la même semaine, vous pouvez jouer contre le Real, aller à Moscou, et ensuite à Boulazac, face à une équipe bien préparée. Vous pouvez perdre plusieurs matches de championnat comme ça.» Bamberg, hier, et Gran Canaria, aujourd’hui, deux exemples de clubs qui ont subi la lessiveuse qu’est l’Euroleague. Avec championnat, playoffs, Leaders Cup, Coupe de France, elle promet une saison à 80 matches. D’où la nécessité d’un effectif profond… tout en ne pouvant cumuler plus de seize contrats en Jeep Élite.

Le défi de la compétitivité sportive est lié en partie à l’équation financière. Même si l’ASVEL, avec 10 M€ dont plus de 3 M€ de masse salariale la saison prochaine, aura doublé son budget de 2014 (5,2 M€), elle se présentera en poids plume (voir page 24). Ni les 200 000 € de droits TV ni les 37 000 € par victoire en Euroleague ne la feront changer de catégorie. «On a visité pas mal de clubs depuis deux ans. On ira bientôt à Kaunas, au Bayern. On va s’en inspirer, mais on sait qu’en France, en termes de fiscalité, on ne peut pas se comparer à Kaunas. On sera un modèle à part, il faudra fonctionner autrement», anticipe le GM, Yohann Sangaré. Müller avance trois pistes. Le trading (la vente de joueurs, à travers la draft ou à des grands clubs européens) : «En quatre ans, on a fait pratiquement 1 M€ de trading». La formation. La French Team. «On n’est pas en mesure d’offrir des montants astronomiques mais on peut fidéliser des joueurs, notamment les Français. Formation et French Team, c’est notre philosophie.» Dans son bureau, Sangaré montre le poster de l’équipe de cette saison : «On parle souvent de Limoges comme équipe française, mais nous aussi, on est tout aussi French Team !» Pour la saison prochaine, plusieurs noms (Paul Lacombe, Edwin Jackson) reviennent avec insistance. «Beaucoup plus d’agents essaient d’être mes amis ! Je vais m’acheter un troisième téléphone», s’amuse Sangaré.

 

Querelles de clocher

Le grand club de la métropole : c’est ainsi que se veut l’ASVEL. Logique, sur le papier. Pas si simple, en pratique. S’établir comme marque de la métropole lyonnaise sans se mettre à dos la ville de Villeurbanne, exercice de funambule ? «Non», conteste Müller. «L’Euroleague nous permet de dépasser ces petites guerres de clochers. Quand on va jouer Milan, Munich, Madrid, on ne va pas dire : on est Villeurbanne mais pas Lyon, ou l’inverse. On doit réagir en tant que métropole», dit le président-délégué, rappelant que le club a trouvé un «compromis» avec sa future salle à Villeurbanne et son académie à Lyon. «Je ne pense pas que Villeurbanne résonne dans le monde entier comme la métropole de Lyon peut le faire. Ça ne veut pas dire que Villeurbanne n’a pas son rôle à jouer, au contraire», enchaîne Yann Cucherat.

Mais cela veut dire que la ville de Villeurbanne estime qu’elle doit rappeler son importance. «Oui, beaucoup», insiste Jean-Paul Bret. «Quand on regarde la carte de France depuis les États-Unis, ici, on voit Lyon, je comprends, ça ne me gêne pas. Mais il y a quand même une histoire du club qui est à respecter, et pas simplement de l’histoire ancienne.» Et le maire de rappeler qu’au passé, Villeurbanne, quand le club était en difficulté financière, a garanti un emprunt et n’a pas exigé le remboursement, puis fut moteur dans la construction de l’Astroballe. Pour ce qui est du présent, Villeurbanne, à travers sa subvention annuelle et les prestations (achats de place….), pèse 1,4 M€ dans le budget du club, ce qui en fait son partenaire majeur, quand la subvention de la ville de Lyon est nulle et celle de la métropole aux alentours des 230 000 €. «On pourrait quand même être aussi bien traité que LDLC…», souffle Bret, toujours «caustique», comme il se décrit.

 

L’arena prête pour 2021 ?

L’arena : la condition sine qua non pour espérer devenir franchise d’Euroleague. Prévue pour 2021, cette salle multifonctions d’une capacité de 10 500 places en configuration basket doit être construite sur le site du stade Georges-Lyvet, à côté de l’Astroballe, permettant une synergie entre les deux enceintes. Le dépôt du permis de construire, qui devait se faire fin 2018, a été repoussé au premier trimestre 2019. «Ce n’est la faute de personne, si ce n’est le plan d’urbanisme lui-même qui a été décalé», explique Müller. «On ne peut pas aller plus vite que la musique.» Ou la justice. Floriot Construction, le constructeur de l’arena, a été placé en novembre en redressement judiciaire, notamment à cause d’une faible activité en 2018 et de retards de paiement. Deux offres de reprises ont été déposées le 18 décembre au tribunal de commerce de Lyon, qui a renvoyé le jugement au 30 janvier 2019. De quoi déclencher la même phrase chez Gaëtan Müller et Jean-Paul Bret : «On est très vigilant». «2021, c’est dans deux ans, ça passe vite, je pense qu’on sera un peu short. Surtout s’il faut trouver un substitut au constructeur», poursuit Bret.

«On a pris des mesures en parallèle», rassure Müller. «L’académie (également construite par Floriot) se terminera quoi qu’il arrive. Sur le sujet de l’arena, le projet est acté. Reste à le mettre en place, mais pour 2021, ce sera le cas. On reste fidèle à Floriot jusqu’au bout, mais s’il s’avère que Floriot n’est pas en mesure de continuer, on aura été assez vigilant pour anticiper.» Un plan B est-il prêt ? «On a des options.» Donc pas de retard à prévoir ? «Je ne crois pas. Il n’y aura pas de retard sur ce projet. Si retard il devait y avoir, c’est qu’on aurait des nouvelles encore plus intéressantes.» Pendant le redressement de Floriot, le club de football de l’Olympique Lyonnais a réitéré son envie de construire une salle multifonctions de 10 000 à 15 000 places à Lyon, afin de diversifier son offre. «Cette enceinte pourrait être un complément ou une alternative éventuelle à la salle de l’ASVEL», a communiqué l’OL, «prêt à collaborer» avec Parker et Cie. «Ce n’est pas le sujet aujourd’hui», balaie Müller. Forcément, ce projet prend tout autre écho aux oreilles du maire de Villeurbanne, là où est prévue l’arena. «Si demain l’oiseau voulait aller nicher ailleurs, il prendrait la responsabilité d’aller nicher ailleurs dès la saison prochaine. Je ne suis pas dans la menace, je suis dans la réalité. Personne ne comprendrait qu’on continue à aider un club si c’était pour que, dans deux ans, il aille ailleurs», réagit Jean-Paul Bret. Qui a terminé le long entretien qu’il nous a accordé par deux phrases résumant sa position : «On ne demande pas à ce que tout se fasse à Villeurbanne, mais on sait quand même que le club est né ici, s’est développé ici et est soutenu ici. Ça nous donne quelques arguments.»

 

L’académie, concept inédit

Sur le site de Gerland en revanche, pour l’académie, le chantier a débuté et est bien avancé. La Tony Parker Adéquat Academy ouvrira ses portes cet été. «C’est un projet inédit en Europe, dixit Jordi Bertomeu (patron de l’Euroleague)», rapporte Müller. Le concept est d’aller au-delà du centre de formation pour proposer un campus avec hébergement, salles de restauration, cours scolaire, musculation, halle sportive avec trois terrains, pôle médical, et une agence Adéquat (réseau de recrutement et de travail temporaire) implantée en son sein. «L’objectif est d’accompagner des jeunes, en lycée ou post-bac, dans un projet de vie en y associant leur passion. Avec nous, le jeune ne choisit plus entre passion et études», explique Xavier Lucas, président délégué de l’académie. Elle accueillera des basketteurs, basketteuses et musiciens – en attendant de se développer sur d’autres disciplines – et les accompagnera avec une promesse : obtenir un travail à la sortie.

«95% des jeunes en centre de formation ne seront pas basketteurs pros. On est incapable de savoir quels seront les 5% qui le deviendront, par contre, on leur promet à tous un travail. Ça peut être basketteur, mais si ce n’est pas le cas, il y a beaucoup d’options pour avoir un job que l’on assure à travers la formation qu’on met en place, les accords avec des écoles, et les partenariats qu’on a avec de grands groupes», commente Müller. Cette promesse a un prix : 25 000 € l’année, et 39 000 € pour un jeune venant de l’international. «On ne peut pas comparer avec un cursus classique, parce qu’on propose un concept qui englobe tout : passion, monde de l’éducation, monde professionnel, hébergement, etc.», ajoute Xavier Lucas.

 

Solide leader cette saison

Les premiers talents polis à l’académie ne garniront pas l’équipe première demain. L’arena ne verra pas le jour avant 2021. Aujourd’hui, se déroule l’actuelle saison, qui ne doit pas être éclipsée par ces projets. Après un exercice raté, l’ASVEL a redressé la barre de fort belle manière en s’installant aux commandes de la Jeep Élite. «Si je dois dire un bémol sur les quatre dernières années, c’est le manque de constance en championnat. Aujourd’hui, on a trouvé une stabilité. C’est ce que nous apporte un coach comme Mitrović. J’espère que pour les années à venir, on arrivera à toujours être Top 2-Top 3 en France», annonce Müller. Zvezdan Mitrović, après avoir mené Monaco à la première place ces trois dernières années, semble en passe de réussir le quatre à la suite. Sa recette ? «Un, j’ai de bons joueurs. C’est le plus important. Et j’ai toujours travaillé en ayant la même approche à chaque match, en leur accordant tous la même importance. Un panier contre Cholet ou contre Strasbourg, c’est pareil, ça fait deux points. Je n’ai pas besoin de motiver les gars quand on reçoit Le Mans. Pour moi, les matches contre les équipes du bas de tableau sont les plus difficiles. Pour rester premier, il faut jouer à votre maximum contre chaque équipe.»

Quant à l’effectif, il n’a pas été complètement renouvelé, mais savamment modifié. «On a appris de nos erreurs par rapport à la construction d’équipe de la saison dernière. On avait beaucoup de joueurs talentueux qui avaient besoin du ballon pour exister, et on n’avait pas cette cohésion d’équipe qu’on a aujourd’hui», compare Sangaré. À la mène, le club a viré de 180 degrés en remplaçant John Roberson par Mantas Kalnietis. «Je ne dirais pas que John était plus concentré sur ses stats, mais c’est lui qui brillait, alors que Mantas fait briller les autres, tout en prenant ses responsabilités», continue Sangaré. Le Lituanien Kalnietis et le Croate Miro Bilan sont deux choix du coach. «Je ne vois pas les joueurs comme Européens, Américains, locaux. Pour moi, c’est bon ou mauvais, professionnels ou pas. Miro ne peut pas sauter, Mantas n’est pas le plus rapide, mais ils sont intelligents et comprennent le basket», apprécie Mitrović. «Avant de venir en France, je ne savais rien de la ligue, si ce n’est que le jeu pratiqué est différent des autres championnats en Europe. Mon but est de gagner ce championnat et de montrer que les Européens peuvent réussir ici», lance Kalnietis. Objectif titre. «À l’ASVEL, tant qu’on ne gagne pas un titre, c’est une saison loupée», sourit Sangaré. «Aujourd’hui, on ne s’enflamme pas. On est satisfait, pas euphorique.» Tout comme l’immensité du défi qu’est l’Euroleague incite à la prudence. Sur une route semée d’obstacles, le projet est en marche. Guidé par un meneur.

 

 

Les budgets et masses salariales en Euroleague

Avec un budget annoncé à 10 M€ la saison prochaine, et une masse salariale légèrement supérieure à 3 M€, l’ASVEL ne sera pas un petit de l’Euroleague au niveau financier. Le club français sera carrément un nain.

21 837 557 €. C’est cette saison, en Euroleague, le budget moyen d’un club, communiqué par l’instance. En croisant plus d’une quinzaine de sources (journalistes et personnes au sein des clubs), nous avons pu estimer les budgets et masses salariales de chacune des seize équipes engagées. Nous arrivons à une moyenne de 20,8 M€ de budget, soit un million de moins que le nombre officiel. Certains budgets ayant été arrondis au million supérieur ou inférieur, cela laisse à penser que nos chiffres sont vraiment très proches de la réalité.

Par rapport aux 10 M€ prévus par l’ASVEL, l’écart est colossal. Mais il l’est plus encore en termes de masse salariale. Selon nos estimations, la masse salariale moyenne cette saison est de 12,6 M€. Soit plus de quatre fois celle de l’ASVEL aujourd’hui (3 M€). Sur la calculatrice uniquement. Dans la réalité, la différence est largement supérieure, en raison du système fiscal français et des charges payées par un club de l’Hexagone par rapport à ses concurrents européens.

C’est la principale leçon à retenir avant de se lancer dans des comparaisons entre clubs de pays différents : celles-ci n’ont pas de sens. Ainsi, quand l’Olympiakós ou le Panathinaïkós présentent une masse salariale de 10 M€, il s’agit quasiment de 10 M€ de salaires net d’impôt. Au Panathinaïkós, Nick Calathes gagne un salaire annuel supérieur à 2 M€. En France, la totalité de la masse salariale de l’ASVEL ne pourrait couvrir ce seul salaire net. Même chose pour le revenu annuel aux alentours de 1,5 M€ de Vasílis Spanoúlis chez le voisin de l’Olympiakós.

En Espagne, là encore la comparaison avec la France ne tient pas. Barcelone et le Real Madrid sont des clubs omnisports, dans lesquels la section basket est soutenue grâce aux revenus générés par le football. Quant à Vitoria, le club bénéfice d’un système fiscal à part, puisque le Pays Basque détermine lui-même ses taux d’imposition pour ses habitants et sociétés sur le territoire. «C’est la clé de leur budget et des salaires versés aux joueurs», nous dit une source. «Les clubs espagnols payent aussi une grosse partie des salaires avec le droit à l’image, qui n’est pas inclus dans les budgets», ajoute un autre intervenant.

En Russie, le CSKA, anciennement plus fort budget du continent, n’a pas réduit la voilure. Son budget est stable depuis des années, variant de 30-50 millions de roubles chaque année (moins de 500 000 €), mais le rouble a été déprécié par rapport à 2016. Les clubs russes demeurent surpuissants, avec moins de 15% d’imposition sur les salaires. Mais face aux réticences des joueurs à aller s’aventurer dans la froide Russie plutôt que sous la chaleur espagnole, CSKA et Khimki sont quasiment forcés de gonfler les salaires.

D’autres informations pêle-mêle : Armani, namer de Milan, apporte 7 M€ au club, a révélé La Gazzetta dello Sport. Le Maccabi Tel-Aviv a déboursé près d’1 M€ à Darüşşafaka pour lui ravir Scottie Wilbekin. Le Žalgiris Kaunas possède le plus grand budget de son histoire avec 10,7 M€. Alexey Shved serait le joueur le mieux payé d’Europe, à plus de 3,5 M€ la saison avec le Khimki.

«En général, les meilleurs joueurs d’Euroleague ont des contrats à 1 M€ ou plus à la saison, net d’impôt bien sûr. Et les titulaires qui ne sont pas des stars tournent autour de 500 000 à 800 000 €», résume un intervenant. L’Euroleague est décidément un autre monde. Plus effrayant encore ? Cette confession d’une personne travaillant dans un des clubs les plus puissants du continent : «Seuls les clubs russes publient des chiffres officiels, mais je suis presque sûr que certains cachent de l’argent».  Deux mots à adresser à l’ASVEL : bon courage !

Extrait du numéro 26 de Basket Le Mag (Janvier 2019)