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Rudy Gobert : « J’ai toujours eu comme une sorte de flamme qui brûle en moi » - BASKET LE MAG

Lorsque Rudy Gobert (2,16 m, 26 ans) retrace son ascension, de Saint-Quentin au Utah Jazz, en passant par Cholet, ses mots permettent de comprendre comment il s’est construit, comment il avance. En transformant chaque critique, d’où qu’elle vienne, chaque échec, quel qu’il soit, en une source de motivation.

 

Propos recueillis par Yann CASSEVILLE

 

Je suis né à Saint-Quentin. J’ai toujours eu beaucoup d’énergie, j’ai toujours été un eu aventurier. Et puis déjà petit, j’aimais bien découvrir des choses, apprendre. À l’école, j’avais beaucoup de facilités. Ce qui fait que quand j’étais en classe, j’étais souvent distrait, parce que je comprenais super vite ce que le professeur disait. Donc une fois que j’avais compris, je m’ennuyais, et ça m’arrivait de faire des bêtises. Enfin, je m’amusais, tout simplement. Quand je suis allé au pôle espoirs d’Amiens, c’était pareil, j’étais toujours dans les deux premiers de la classe. Après, quand je suis parti à Cholet, ma mère a toujours voulu que j’aie mon bac. J’ai passé un bac S, que j’ai eu. Mais derrière, comme je suis devenu professionnel, je n’ai pas poursuivi les études.

À 14 ans, minime à Saint-Quentin.

J’ai essayé pas mal de sports avant le basket. Comme j’avais beaucoup d’énergie, ma mère a pensé que ça serait bien que je fasse du sport, pour me dépenser. J’ai commencé par l’athlétisme, ça ne m’a pas trop plu. Je suis passé au karaté, j’ai plus accroché, mais ça n’a pas duré longtemps non plus. Vers l’âge de 11-12 ans, j’ai commencé la boxe. Et ça, j’aimais vraiment, vraiment bien. Mais un jour, en faisant une bêtise, je me suis ouvert le dessus de la main avec un cutter. J’avais entraînement de boxe ce jour-là, je n’ai pas pu y aller, je suis allé me faire recoudre. Et toute la période pendant laquelle j’avais les points de suture, je ne pouvais pas boxer, donc au final j’arrêté la boxe et j’ai essayé le basket. Et à partir du moment où j’ai commencé, je n’ai plus arrêté.

 

Culture basket inexistante

Il n’y a pas eu un déclic, un moment précis où je me suis dit : «Ça, c’est mon sport». C’est plutôt que je me suis rendu compte au fil du temps que je prenais du plaisir. Je ne pensais pas encore à devenir pro, à faire ci ou ça, j’étais juste content d’aller à l’entraînement. Ça ne m’a jamais fait chier d’aller à un entraînement, au contraire ça m’a toujours rendu heureux. Dès le début, c’était uniquement du fun.

À l’époque, ma culture basket était inexistante. Honnêtement, je ne connaissais aucun nom de joueur. Aucun ! Tous les autres avaient des maillots des Lakers, de Kobe Bryant, de Shaquille O’Neal, et moi je prononçais les noms à la française, je disais : «C’est quoi ce maillot, Brillant ? C’est qui ça, ce Onéale ?» Ça me fait rire aujourd’hui. Je ne connaissais vraiment rien au basket ! Après mes deux années en benjamin, à la JSC Saint-Quentin, quand je suis allé au pôle espoir, là j’ai vraiment commencé à suivre la NBA. Tous les jours, j’allais au CDI (centre de documentation et d’information à l’école) pour regarder les vidéos, les Top 10. Là, j’ai commencé à découvrir des noms, des joueurs, et je n’ai plus lâché. Comme j’ai commencé le basket un peu après les autres, au départ, j’étais un peu en retard par rapport aux meilleurs de ma génération. Par exemple, un Evan Fournier, qui est de 1992 aussi, dominait clairement. Pas moi. Mais je pouvais quand même jouer, je n’étais pas horrible, j’avais juste un peu de retard et je l’ai assez vite comblé, parce que je prenais du plaisir à m’entraîner et que j’avais envie de le faire.

Quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’avoir. J’ai toujours eu comme une sorte de flamme qui brûle en moi. Je me disais que j’allais y arriver, quoi qu’il arrive. Je n’ai jamais pensé à abandonner, que ce soit dans le basket ou pour autre chose. Le fait de ne pas avoir grandi avec une cuillère en or dans la bouche, ça te motive, peut-être inconsciemment, pour te donner encore plus dans ce que tu fais. L’enfance, l’environnement dans lequel tu grandis, ça te forme pour ce que tu deviens après. Pour moi, ça n’a pas toujours été facile, mais j’ai la chance d’avoir une mère qui a toujours été là pour moi, qui m’a inculqué des bonnes valeurs, humaines. Elle m’a appris à être une bonne personne. Après, le reste, cette volonté de réussir, je ne saurais pas l’expliquer, ça vient de l’intérieur de moi-même. Cette fierté, cet orgueil… J’ai toujours eu ça en moi.

 

Refusé à l’INSEP et dans beaucoup de clubs

J’ai été recalé à l’INSEP, j’ai été recalé au Mans, j’ai été recalé à Gravelines… Je pourrais continuer la liste. J’ai été recalé dans pas mal de centres de formation. Je me rappelle encore du moment où j’ai reçu la lettre de refus de l’INSEP. J’ai pleuré… (Il rit) J’avais quelques larmes. Parce que dans ma tête, jusque-là, j’avais mon plan, et là c’était le moment où je devais aller à l’INSEP et ensuite en NBA. J’étais déçu. Abattu. Mais rapidement, j’ai vu ça comme une motivation supplémentaire. Partout, on disait que je n’étais pas encore prêt pour jouer en cadet France. Les mecs n’ont pas regardé plus loin que ça… Et puis ils ne me connaissaient pas vraiment, ils ne connaissaient pas ma personnalité, c’était dur pour eux de me juger. Il n’y a que Jean-François Martin (ancien directeur de la formation à  Cholet) qui a eu un très bon flair. Il a senti le potentiel et surtout il a senti ma volonté de progresser. Quand il a su que je n’étais pas pris à l’INSEP, il a appelé ma mère pour dire qu’il voulait bien me prendre à Cholet. Il m’a donné ma chance. S’il n’y avait pas eu Jean-François, je ne sais pas qui aurait voulu de moi. Je ne sais pas si je serais là où je suis actuellement, ou peut-être que ça aurait pris plus longtemps. Je lui dois beaucoup.

Il découvre le basket professionnel à Cholet, ici face à Clint Capela.

Partir de chez moi à 15 ans pour Cholet, ça a été difficile pour ma mère, mais pas vraiment pour moi. Au pôle espoir, j’étais déjà tout seul entre guillemets. Je ne rentrais chez moi que le week-end. Je prenais le train de 6h20 à Saint-Quentin, chaque lundi, pour aller à Amiens, avant de rentrer le vendredi. Donc quand je suis arrivé à Cholet, j’étais content d’être dans cet environnement, parce que j’étais concentré sur mon objectif. Je savais que ça allait être long mais que si je m’entraînais dur, j’arriverai là où je voulais aller. Et puis j’avais des exemples. Il y avait Rodrigue Beaubois, Kévin Séraphin, des jeunes qui dominaient, Nando De Colo qui était pro. Ils me montraient que ça pourrait être moi le prochain, ils me montraient la voie.

 

La patience de Cholet Basket

J’ai aussi pu compter sur beaucoup de coaches. Bien sûr, Jean-François. Il a été très patient avec moi, parce que ça n’a pas été simple tous les jours, surtout au début, j’ai été ralenti par des poussées de croissance, j’avais mal aux genoux. Il y a aussi Sylvain Delorme, à l’époque coach des cadets, un mentor pour moi, et j’en oublie… En pro, il y avait Erman Kunter, Jim Bilba. Erman m’a un peu pris sous son aile, il m’a donné l’opportunité de gagner ma place. Grâce à lui, j’ai appris directement que le monde pro, c’était la guerre. Il aimait bien le fait que je n’ai peur de rien. Erman est peut-être un peu plus dur avec les jeunes, mais globalement il a quand même la même attitude avec tous les joueurs. S’il faut engueuler tout le monde, pas de problème. Et il n’hésitera pas à faire une réflexion aux Américains, ça c’est sûr ! Comparé à d’autres coaches français qui baissent un peu le pantalon devant les Américains (il rit), lui, non, il n’a pas peur d’eux. C’est ça que j’ai aimé avec lui : tout le monde s’entraînait dur, il n’y avait pas de passe-droit, personne qui prenait de jour off ou qui se laissait aller.

À partir du moment où j’étais à Cholet, je n’ai jamais douté. J’étais concentré sur le moment présent. Je ne me voyais pas déjà arrivé en NBA, c’est juste que c’était là où je voulais aller, mais je me rendais compte du travail que je devais faire, et que j’en étais encore loin. La première année, je ne jouais même pas en cadet France, j’étais en cadet région. Mais j’ai progressé et chaque année, je me suis fixé de nouveaux objectifs. La deuxième saison, c’était de jouer en cadet France. La troisième, dominer en cadet France et jouer en espoir. Je n’ai pas joué en espoir de la saison régulière, mais j’ai fini par faire le Trophée du Futur, et j’ai réussi un bon tournoi. La quatrième année, dominer en espoir et commencer avec les pros. Et c’est ce qu’il s’est passé, j’ai fini dans le meilleur Cinq espoir. La cinquième année, intégrer complètement le groupe pro, et la sixième, c’était avant la draft.

 

Toujours l’impression d’être sous-estimé

Être drafté en 27e position, j’ai vu ça comme un manque de respect. Ça n’a pas été un petit plus de motivation pour moi, mais carrément un gros plus. Chaque fois que je jouais contre une équipe qui avait pris un mec avant moi, j’étais là pour prendre ma revanche. Ça fait partie des choses qui m’ont motivé. Aujourd’hui encore, je pense toujours que c’était un manque de respect. Certaines équipes qui m’ont laissé passer doivent s’en mordre les doigts. Mais quand j’ai été drafté, j’ai surtout été soulagé. Même si je savais que ça allait se faire, tant que ce n’était pas fait, je me disais toujours qu’il pouvait y avoir un truc qui allait faire peur aux franchises, qu’il y avait peut-être eu un souci, etc. Tout ce que je voulais, c’était le premier tour, et l’opportunité d’avoir du temps pour me développer. Je savais que si j’avais au moins deux ans pour ça, j’arriverais à devenir un bon joueur NBA.

Mais ça ne s’est passé comme prévu derrière. J’ai fait une bonne pré-saison, mais quand la saison a démarré, Marvin Williams est revenu de blessure et c’est moi qui ai perdu des minutes. Je ne jouais que dans le garbage time. J’étais frustré. Je me rappelle avoir tweeté quelques trucs pas super intelligents… (Il rit) Je sentais que ça brûlait en moi, et je savais que je pouvais aider l’équipe. Mais il y avait une hiérarchie à respecter. Je me suis dit : «Tout le monde, toute la NBA te sous-estime». Je voyais ça comme ça, mais d’un autre côté, je savais aussi que le Jazz croyait en moi. Quand on te prend au premier tour, c’est que la franchise a un projet autour de toi. Et même si je ne jouais pas au début, j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup bosser avec Karl Malone pendant la pré-saison. Il m’a dit qu’il sentait que j’allais devenir un bon joueur, que j’avais tout ce qu’il faut pour et qu’il fallait juste continuer à travailler. Entendre ça m’a encore plus motivé pour bosser plus. Pendant que les autres se reposaient, j’allais travailler en muscu, parce que je savais que c’était ce qu’il me manquait pour me faire ma place : être plus physique et être capable d’encaisser les chocs.

 

Utah, un petit marché

Aujourd’hui, je sais que je peux encore être un joueur bien meilleur, impacter le jeu d’une autre manière. Cette saison, j’ai plus d’impact offensivement. Et de l’autre côté du terrain, être élu meilleur défenseur de l’année n’est pas une fin en soi. Je peux encore évoluer dans ce domaine aussi. Déjà cette saison, j’ai progressé en défense, c’est sûr. En étant capable de défendre différentes situations, de défendre des grands qui s’écartent après pick’n’roll, qui shootent à trois-points… Pouvoir sortir sur eux mais aussi protéger le panier en même temps, c’est très dur à faire, et ça me posait des difficultés auparavant. C’est un domaine sur lequel j’ai vraiment travaillé, comme il y a de plus en plus de grands qui tirent de loin, et aujourd’hui c’est quelque chose que je maîtrise mieux, je peux m’adapter aux différentes attaques, je suis prêt à affronter ça.

Dans le système NBA, le Jazz est un petit marché. Quand tu vois quelqu’un qui fait le quart de ce que tu fais et qui reçoit bien plus d’attention, tu te dis que c’est dommage. Mais d’un autre côté, quand tu réussis quelque chose alors que personne ne t’attend ou ne te respecte vraiment, tu fermes un peu la bouche à tout le monde et c’est encore mieux. Si on faisait ce qu’on a fait la saison dernière ou celle d’avant et qu’on jouait dans un gros marché, là, tout le monde connaîtrait le Utah Jazz. Aujourd’hui, évidemment, ceux qui connaissent le basket nous respectent, mais ceux qui ne connaissent pas n’entendent pas vraiment parler du Jazz.

Gagner un titre avec le Jazz dans les prochaines années, ça aurait une valeur énorme, parce que ça ne serait pas seulement la récompense d’un an, mais des années de construction, avec des hauts et des bas. Pour moi, ce qui compte vraiment, ce n’est pas seulement la récompense,  c’est ce que tu as fait, tout ce qu’il y a  derrière. Si je voulais juste une bague, j’irais à la bijouterie m’en acheter une ! Gagner avec Utah aurait plus de valeur que si j’allais rejoindre une équipe déjà au top – et je ne dis pas que je ne ferai jamais ça, si un jour je dois partir, peut-être que je partirai. Oui, dans ce cas, j’aurais peut-être mon titre plus rapidement, mais ce n’est pas pareil. Ça, beaucoup de joueurs en NBA s’en foutent, ils le voient juste comme un business et se disent que s’ils ont un titre, ils auront réussi leur carrière. Pour moi, ce n’est pas seulement ça. Certains n’ont jamais gagné de titre mais ont eu une carrière incroyable.

 

Un contrat à 102 M$ sur quatre ans

Avec mon nouveau contrat, au niveau de l’argent, il n’y a pas eu tant de changements que ça dans mon rapport avec les gens. Déjà, parce que je suis assez loin de tout ça, je ne suis jamais dans un univers où il n’y a autour de moi qui des gens qui me trainent autour parce que j’ai de l’argent. Et puis ça c’est fait petit à petit. Déjà quand je suis passé de ma dernière année à Cholet à 5 000 € par mois au statut de joueur NBA, c’était un gros changement. Donc pour le nouveau contrat, j’étais préparé, c’était juste une marche supplémentaire. Après, pour rester simple, garder les pieds sur terre, ça dépend de ce qui te définit. Bien sûr, tout le monde aime l’argent, se faire plaisir, faire plaisir à ses proches. Mais ce n’est pas ça qui définit mon bonheur. Mon bonheur, c’est d’être entouré de bonnes personnes, et d’aimer ce que je fais. Et de gagner. C’est ça qui me rend vraiment heureux. Être dans une situation de confort, c’est bien, évidemment, mais au final… tout le monde s’y habitue ! L’être humain est comme ça, il a tendance à s’habituer aux choses matérielles.

Pour moi, avec ce que je peux faire, c’est important d’aider tout ce qui concerne l’enfance. J’ai une fondation, Rudy’s Kids, qui est là pour aider les enfants un peu partout dans le monde. Pour Noël, avec des dons au Secours Populaire, plein d’enfants ont pu avoir des cadeaux. Aux États-Unis, on peut faire différentes choses notamment par rapport aux enfants malades. Et après, il y a mon camp à Saint-Quentin. Quand j’étais gamin, j’aurais adoré avoir un camp de basket chez moi et pouvoir rencontrer un joueur NBA. Et pour moi, c’est vraiment cool d’interagir avec ces jeunes. Ça me remet un peu les pieds sur terre, justement, et ça me fait prendre du recul. Quand je suis aux États-Unis, je suis quand même loin, j’oublie qu’il y a des milliers de gens qui sont derrière nous. Quand je rentre en France, je me dis : «Ah ouais, quand même, j’ai un impact sur ces jeunes-là !»

 

La Coupe du Monde 2019 dans le viseur

Dans ma carrière, le match contre l’Espagne à la Coupe du monde 2014, quand on les bat chez eux en quart de finale, a une place particulière. Je dis plutôt ça par rapport aux gens que par rapport à moi. Moi, je savais ce que je pouvais faire, mais les gens ne me connaissaient pas beaucoup, je sortais d’une saison où je n’avais quasiment pas joué en NBA. Ça a été comme une découverte pour le public, qui ne pensait pas que j’étais capable de faire un tel match. Mais ce qui est drôle, c’est que je n’ai rien fait d’exceptionnel (5 points, 13 rebonds, 1 contre) ! Ce match, en soi, je pourrais le refaire dix fois sur dix. Ce n’est pas comme si j’avais sorti des shoots de nulle part, j’ai juste fait ce que je fais tous les jours : j’ai défendu, j’ai mis des dunks. Bref, j’ai juste joué au basket ! Mais les gens n’avaient pas eu l’opportunité de voir ce que je pouvais faire donc ils ne s’y attendaient pas. Et c’est sûr que ce match reste l’une des plus grosses victoires de ma carrière, quelque chose que je n’oublierai jamais. Tous les médias – surtout les médias français – nous voyaient perdants. Ça, ça m’avait bien motivé avant le match.

Quart-de-finale de la Coupe du monde 2014, il dompte l’Espagne de Pau Gasol à Madrid.

Aujourd’hui, je vis dans l’instant, tout en me préparant pour l’avenir, donc la Coupe du monde, c’est quelque chose que j’ai envie de faire. Si la santé va, je compte bien y être. Et qui dit Coupe du monde, dit Jeux Olympiques derrière…

Par rapport à mes débuts, j’ai encore plus d’ambition aujourd’hui. Elle s’est construite avec le temps. Au fur et à mesure que tu atteins tes objectifs, tu te rends compte que tu peux en atteindre d’autres encore plus hauts. Et les personnes qui, à chaque fois, te disent «Quand même, tu vises haut là !», ce sont les mêmes qui, avant, quand tu leur disais que tu voulais faire ci ou ça, te disaient déjà que c’était haut. Pour moi, il n’y a aucun mal à viser haut, à partir du moment où tu te donnes les moyens d’y arriver. »

Extrait du numéro 27 de Basket Le Mag (Février 2019)